DANIEL TILLIER

Portrait Daniel Tillier

BIOGRAPHIE

Daniel Tillier naît à Lyon en 1958 dans une famille ouvrière très modeste. 
Après plusieurs années d’études de conducteur routier, puis de commerce où il s’ennuie à mourir, il se présente en 1978 au concours d’entrée de l’école des Beaux-Arts de Lyon où à son grand étonnement il est reçu avec de très bonnes notes. 

Il opte en 3ème année pour le département art et la peinture. Il est très marqué par des artistes américains comme Jasper John’s, Willem de Kooning, Robert Rauschenberg, des français comme Yves Klein, et les nouveaux réalistes, des allemands, Richter, Kiefer l’anglais Francis Bacon, la vie de Van Gogh le bouleverse.

En 1983, il obtient son diplôme et se lance à corps perdu dans l’aventure de la peinture. 

En 1984, « Personnage Errant » sera le titre de sa première exposition personnelle à la Galerie associatif et d’avant-garde Lyonnaise, L’Ollave, tenue par Jean Berchmann de Breyne, écrivain, photographe, poète engagé et humaniste avec qui il reste ami jusqu’à ce jour. 
Il prend part activement à la vie artistique de la région Rhône-Alpes et multiplie les expositions en pleine effervescence française des années 80. 

En 1986, il participe à une importante exposition collective aux Ateliers de l’ARC au Musée d’art Moderne de la ville de Paris où il est invité par Suzanne Pages, directrice de l’époque.

En 1988, il est invité pour une exposition importante à la Mairie de Villeurbanne qu’il intitule « La pensée comme seul sujet ». La même année naît Justine, sa première fille, cette rencontre modifie considérablement sa trajectoire. 

En 1990 il signe un contrat d’exclusivité mondial avec un marchand d’art qui lui achète 35 de ses meilleures œuvres, mais cette collaboration vire au cauchemar. 

En 1992, il opte, la mort dans l’âme, pour un travail à l’institut d’art contemporain de Villeurbanne, comme chargé d’accueil et monteur d’expositions. Il y côtoie durant 6 ans des artistes comme Daniel Buren, Yan Pei Ming, Lawrence Weiner, Bernar Venet et tant d’autres, tout en continuant sa recherche artistique.

En 1995, naît Salomé, sa seconde fille.`

En 1996, sa mère adorée décède d’un effroyable cancer, suivi du décès de son père quelque temps plus tard. Très affecté par leur perte, il démissionne de son poste de l’ IAC et retourne à la vie d’artiste à plein temps. 

En 2001, tout en continuant sa peinture, il crée en partenariat avec la Ville de Lyon et la DRAC Rhône-Alpes, « L’attrape-couleurs », petit centre d’art contemporain dans le 9ème arrondissement de Lyon qu’il dirige bénévolement pendant 7 ans et qui donne à voir beaucoup d’artistes locaux.

En 2002, il crée pour la fête des Lumières de Lyon, un projet innovant appelé « Les couleurs flottantes », qui se retrouvera deux ans plus tard à Ghanghzou, en Chine.

En 2003, il est invité par le Musée Paul Dini de Villefranche sur Saône et propose une rétrospective de son travail sur 20 ans, intitulée, « Le lien rose ». 

En 2004, invité par Marie Lapalus, directrice des Musées de Mâcon, il installe à L’IFSI. « La Chambre d'Art », une installation pérenne qui transforme totalement une chambre où les étudiants infirmiers apprennent leur métier autour d’un mannequin. 

En 2005, invité par Thierry Raspail, directeur du Musée d’art contemporain de Lyon, il conçoit dans le cadre de la Biennale d’art contemporain le projet « Pink Bus Time » avec de très nombreux participants.

En 2007, épuisé, il craque lorsque C.D., sa compagne de toujours et mère de ses enfants le quitte brusquement. Il sombre alors dans une très grave dépression. Soigné durant de longs mois, il rencontre M.H.I., psychiatre et psychanalyste qui lui propose de l’accueillir chez elle. Mais rien ne peut le sortir de sa souffrance, il n’arrive plus à peindre et passe ses journées au café, seul lieu où les humains lui semblent vraiment humains. Il fallut encore deux années d’hospitalisation durant lesquelles il lit tous les livres d’art de la bibliothèque de l’hôpital. 
Cette douloureuse expérience le marquera profondément. Ayant tout perdu, logement, revenus, atelier, il est recueilli par une connaissance qui lui prête un appartement. 

En 2012, il se retape, rencontre alors BB, et s’installe chez elle à Ternay, près de Lyon. 

En 2013, il se remet au travail produisant de nombreuses aquarelles, dessins, puis des peintures de petits formats.
Fragile, mais de nouveau productif, il rejoint en 2015 la galerie JLM à Lyon et expose sa nouvelle production. Suivra quelques années de tranquillité et plusieurs expositions personnelles et collectives. 

En 2018, il s’installe à Cours-la-Ville (69), dans un grand bâtiment industriel qu’il a pu acquérir pour une somme dérisoire. Il crée alors son nouvel atelier-logement, qu’il nomme « Beautiful World ».

 

DÉMARCHE

J’ai toujours du mal à répondre lorsqu’on m’interroge sur ma démarche artistique et ma peinture, c’est très complexe. Alors pour faire court, je réponds d’habitude à ceux qui m’interrogent là-dessus : 

« Que ma peinture est assez autobiographique, concernée par le monde et ce qui s’y passe, et qu’on y trouve souvent des lettres, des mots, des phrases peintes, mais pas que ».

À quoi je rajouterai aujourd’hui, qu’on y trouve des périodes figuratives, conceptuelles, abstraites, et que je suis passé, non sans difficultés, de l’une à l’autre durant ces quarante dernières années.

Ce qui m’importe, c’est l’œuvre de demain, celle qui sera meilleure, plus vraie, plus juste, plus libre, plus humaine. Faire de chaque peinture une exception et pas une répétition, je ne suis pas une machine et l’espoir est dans chacune de mes toiles. 

Cours-la-Ville, 6 mai 2021.

PARCOURS

2020/2021
Chromatique Panoramique 1 & 2, L’attrape-couleurs, Lyon

2019
Daniel Tillier et ses collectionneurs, Nouveau Palais de Justice, Lyon
2018
Foire d’art contemporain, Bruxelles
2017
La même route par d'autres chemins, Galerie Jean-Louis Mandon, Lyon
2016
Le monde dans l'atelier, Espace André Malraux, Tarare
2015
Dialogues avec la vie, Galerie Jean-Louis Mandon, Lyon
Recto-Verso, Fondation Louis Vuitton, Paris
2014
Champs cruels, CPCT, Lyon
2013
Locus Solus, CPCT, Lyon
2012
Sous le soleil exactement, Galerie Françoise Besson, Lyon
2008
Un cœur en hiver, Galerie 116art, Villefranche-sur-Saône
2006
Géographies d'un monde imaginaire, Chartreuse de Mélan, Taninges
2003
Le lien rose, Rétrospective 1981/2001, Musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saône
2002
Les couleurs flottantes, sur la Saône, Fête des Lumières, Lyon
2000
Un mot pour un escabeau, Musée des Ursuline et Musée Lamartine, Mâcon
1997
Mythologie personnelle et histoire collective, Palais de Justice, Lyon
1988
La pensée comme seul sujet, Hôtel de Ville, Villeurbanne
1986
Ateliers 86, ARC, Musée d'Art Moderne, Paris
1985
Personnage Errant, Galerie Avant-Garde, l'Ollave, Lyon

COLLECTIONS PUBLIQUES

Musée d'Art Contemporain, Lyon
Musée d'Art Moderne, Saint-Étienne
Musée des Ursulines, Mâcon
Musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saône
IAC, FRAC Rhône Alpes, Villeurbanne
Villes de Lyon, Villeurbanne, Francheville, Vénissieux


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DANIEL TILLIER
ATELIER BW (Beautiful World)
69470, Cours-la-Ville, France
danieltillier@icloud.com

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