GALERIE
47, rue Sala (2e)
dans le Sofitel
La galerie est ouverte,
du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h,
et sur rendez-vous.
Nuques
À venirDans le travail d’Isabelle Trichelieu, le portrait se retourne. Nuques, est la part que nous ne voyons pas, ne contrôlons pas. Une intimité qui se crée en l’absence de regard, d’expressions. Sans défense, le modèle se dessine de dos. Il est là. Cette part d’inconnu, que le modèle accepte de donner, sans avoir de maîtrise. La zone d’ombre se vêt de lumière, la confiance prime alors sur le savoir. Dans sa pratique, Isabelle Trichelieu confond les couches de pigments et de caséine pour révéler ce toucher de velours qui est propre à ses peintures. Nous pouvons alors toucher du doigt les nuques, puisqu’elle le propose. Le portrait sans visage montre un regard porté au loin, un instant avant le retournement. Et ça suffit, pour rappeler qui est le porteur. - Lucie Braconnier
Exposition collective #1
En coursPeintures et sculptures s’y rencontrent librement. Certaines œuvres construisent l’espace par la ligne et le volume, d’autres explorent la surface, la couleur ou la matière. Les structures métalliques dialoguent avec les compositions picturales, les rythmes circulent d’une œuvre à l’autre et composent un accrochage où chaque pièce affirme sa présence. Les démarches sont différentes, les écritures aussi. Pourtant, quelque chose circule entre ces œuvres : une attention portée à la forme, à la construction et à la manière dont chaque œuvre prend place dans l’espace. En savoir plus.
Bizarre bizarre, Acte I : Monstration
TerminéJ’ai décidé de faire par intermittence des expositions sous le vocable. Bizarre, bizarre, comme c’est bizarre. Les cinéphiles reconnaitront la référence à Drôle de drame de Marcel Carné avec une scène culte magistralement interprétée par Louis Jouvet et Michel Simon. Dans cet Acte I de Bizarre, bizarre, l’association de ces deux artistes peut à première vue sembler en effet bizarre. Lydie Catalano crée des images photographiques avec l’IA, impeccables, encadrées avec soin. à l’inverse chez Gérard Visser, ses machines insolites et drôlatiques sont de bric et de broc avec des matériaux de récupération. Pourtant, dans l’esprit, ils sont très proches. Tous deux pratiquent le détournement. Leur démarche dépasse le réel. Ils traitent de l’humain dans sa représentation, chacun et chacune avec sa technique propre qui surprend, amuse et interroge. - Paule Martigny
Hors les murs chez Demeure Privée
TerminéLa peinture de Jean-Luc Georges se déploie comme une surface stratifiée, patiemment élaborée. Résine, acrylique et pigments s’y superposent en nappes successives, parfois traversées de pétales saisis dans la transparence. Ces éléments organiques, maintenus dans la matière, introduisent un arrêt du temps, une suspension. L’œuvre devient alors un lieu de tension entre contrôle et abandon. Les surfaces alternent entre absorption et réflexion, entre opacité profonde et surgissements lumineux. Cette variation subtile des états de matière engage le regard dans une lecture lente, presque tactile. La texture est mise en exergue, elle affirme sa présence comme une donnée essentielle de l’œuvre. Elle invite moins à la contemplation distante qu’à une perception physique et sensible.
